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Santiago
une ville à part !
Santiago se démarque par une forme d’expression culturelle et des
coutumes très en marge du reste de la vie cubaine. C’est la
ville la plus ancienne fondée part les espagnols dans leur progression
vers le nouveau monde. Elle fut la capitale pendant plus de quinze ans,
position stratégique souvent convoitée par les anglais, ville au
trésors exitant la convoitise des pirates.
Vers 1800 plus de 25 000 français fuyant la révolution sanglante en
Haïti vinrent se réfugier dans la baie , bon nombre d’entre eux avec
leurs esclaves. Ces derniers importèrent une quantité de rythmes et
coutumes propres au ethnies qui avaient été déportées vers
Haïti.
En 1868 ses environs furent le berceau de l’insurrection aboutissant à
la première guerre d’indépendance qui faut de bouter dehors les
espagnols, aboutit du moins à l’abolition de l’esclavage.
En 1900, à nouveau, un mouvement parti de Santiago, s’alliant alors aux
troupes américaines, boute les espagnols hors de Cuba signant ainsi la
fine de la domination.
C’est à Santiago à nouveau qu’en 1956, le peuple se soulève, joint par
les barbudos pour renverser Batista, dictateur mis en place par les
américains, Fidel Castro nomme alors la ville « Berceau de la
révolution ».
Un environnement social et politique brûlant agit souvent comme un
catalyseur stimulant la fibre artistique des peuples comme si le stress
et la souffrance obligeaient à trouver dans la communication des
émotions dans l’art un baume à la souffrance.
Au début du 19eme le Changui originaire de Guantanamo, proche de 80 km
arrive à Santiago et se modernise peu à peu s’urbanise pour devenir le
Son. Miguel Matamoros parmi tant d’autres ambassadeurs du Son, le sort
des rues de Santiago le clame, le répand jusqu’à ce qu’il envahisse
toute la grande île, puis le monde…
Il n’est pas rare encore maintenant de croiser dans les rues du centre
à peine assez larges pour laisser croiser deux vielles Buick ou
Chevrollet d’avant la révolution, dominées par les balcons de ces
splendides demeures coloniales au style Franco espagnol d’être
sollicité par ces troubadours qui, guitare en main, sont prêts à vous
chanter un vieux Son pour un bon verre de rhum.
Les haïtiens venus se réfugier vers 1800 importèrent avec leur coutumes
des rythmes comme « la Tumba Francesa, le Gaga, le Vodun » Ceux ci
furent si bien assimilés qu’ils font partie intégrante du patrimoine de
l’Oriente et viennent enrichir le répertoire des nombreux groupes
folkloriques. Parmi ceux-ci, la « Compania Ballet Foklorico de
l’Oriente » première formation de cette envergure reconnue et soutenue
par l’état, régale le public averti de merveilleuse chorégraphie à
forte inspiration haïtiennes, présentant notamment des costumes et
déguisement hauts en couleurs. Dans ce contexte les percussions ont
bien entendu un rôle de premier plan , elle délivrent des performances
tout à fait pyrotechniques sur des rythmes tout à fait propre à l
‘oriente.
Le carnaval a lieu au mois de juillet après la Zafra ou récolte de la
canne à sucre. Il a été longtemps le plus fameux des Antilles on y
venait depuis toutes les caraïbes et plus loin. Après avoir été
suspendu pendant les « periodas especiales » il vient d’être réhabilité
et vous attend… préparer vos dancing shoes, la Conga de Santiago ne
vous épargnera pas.
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